L’étude de faisabilité, estampillée « Ministère de l’intérieur » a été réalisée à l’aide de la boîte A2MO. Cet aménageur, qui a notamment participé à l’installation de la légion étrangère sur le camp militaire du Larzac ou bossé avec le ministère de l’intérieur pour la construction de nouveaux commissariats, est présent dans une multitude de villes (Lyon, Paris, Marseille, …).
Qu’apprend-on dans ces documents de plusieurs centaines de pages ?
► Le nouveau CRA est prévu sur une partie du site de l’ancien CRA n°1 du Mesnil Amelot (en activité de 1995 à 2011, situé au 1 rue Périchet), juste en face des pistes de l’aéroport Charles de Gaulle. Le site est actuellement occupé par la PAF et Vigipirate. La PAF restera, mais les effectifs Vigipirates partiront, leurs bâtiments seront détruits pour laisser place au nouveau centre de rétention. Le coût prévisionnel des travaux s’élève à 15 millions d’euros.
► Le nouveau CRA sera de 64 places : deux blocs de 32 places, composés chacun de 16 « chambres » de deux places.
► Les blocs de rétention seront organisés autour d’une cour intérieure de seulement 150 m2. Celle-ci sera équipée de façade lisse sans appui et de rebords pour « éviter les risques d’escalade » avec « intégration d’un grillage en toiture ». Bref une cage …

► Les blocs de rétention seront au rez–de–chaussée, lorsqu’au premier étage se trouveront différents bureaux et locaux de la PAF, notamment celui de la vidéosurveillance, avec une vue directe sur les retenus.
► Le délire sécuritaire va loin et prévoit un « système de détection intrusion périmétrique et sur les blocs de chambre par infrarouge et hyperfréquence » ainsi que de la vidéo-surveillance. Est aussi prévu un « chemin de ronde » à partir de 2 lignes de clôture rigide de 2,5m de haut, espacées d’environ 2m…
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