Qui dit mieux ?
Sourire angoissant, regard mauvais et voix insupportable. Jean Messiha est l’un des porte-paroles médiatiques de l’extrême droite française depuis des années. Il multiplie les propos racistes, les insultes en direct et les mensonges. Il appelait par exemple à «exterminer les antifas» il y a quelques semaines, à «expulser» des militants antiracistes, il tape sur les «féministes moisies» et «l’islamisation». Rien n’est trop infâme pour ce personnage qui a fait de la haine son fond de commerce. Il défend ouvertement les violences policières et estime qu’une «idéologie gouverne la France depuis 40 ans pour la défranciser». Plus amusant, il pourfend les «assistés» et les «profiteurs». Alors qu’il est l’un des pires escrocs de la classe politique, qui en compte pourtant beaucoup.
Il vole la veuve et l’orphelin
Derrière ses grands discours, Messiha détrousse littéralement des veuves. Il a empoché près de 44.000 euros d’une cagnotte lancée en 2024 pour les compagnes d’agents pénitentiaires tués en exercice. Il a non seulement instrumentalisé des cadavres et manqué de respect à leurs compagnes endeuillées, mais il a aussi menti aux milliers de donateurs et donatrices. Face à la polémique, il affirme qu’il «vient enfin de restituer les fonds» aux plaignantes.
Pourtant, il y a encore deux jours, il assurait qu’il s’agissait d’une «erreur» de la plate-forme GoFundMe : «Je n’ai jamais été bénéficiaire de cette cagnotte ni demandé à l’être, à virer les fonds sur mon compte». Il aurait donc mis deux ans à se rendre compte que 42.000 euros ont été versés par maladresse sur son compte bancaire. La plateforme a démenti catégoriquement : Messiha avait bien retiré volontairement l’argent sans le verser à ses bénéficiaires légitimes.
L’avocat d’une des veuves explique : «On a re-sollicité la plateforme et on a eu un mail très clair…
Auteur: B

