L’application du développement durable (DD) est complexe. Qui plus est, le DD est une utopie : « La seule chose qui soit durable dans l’histoire du vivant, c’est le changement et l’adaptation », précise l’écologiste Francesco di Castri dans sa préface de « Qui a peur de l’an 2000 ? », un guide d’éducation relative à l’environnement.
Cet article fait partie de notre série Forêt boréale : mille secrets, mille dangers
La Conversation vous propose une promenade au cœur de la forêt boréale. Nos experts se penchent sur les enjeux d’aménagement et de développement durable, les perturbations naturelles, l’écologie de la faune terrestre et des écosystèmes aquatiques, l’agriculture nordique et l’importance culturelle et économique de la forêt boréale pour les peuples autochtones. Nous vous souhaitons une agréable – et instructive – balade en forêt !
Alors, comment faire pour mesurer ce qui n’existe pas encore ? Comment le faire de manière objective et systémique ? Comment éviter l’écoblanchiment (mascarade écologique), ou greenwashing ?
Nous sommes chercheurs en développement durable, écologie industrielle et lutte aux changements climatiques au Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Nous tenterons d’apporter un éclairage sur ces questions au sein de la Chaire en éco-conseil.
Le DD : hier, aujourd’hui et demain
La volonté de durabilité n’est pas nouvelle. La recherche d’un équilibre dans la réponse aux besoins humains en lien avec les limites du milieu est un enjeu perpétuel dans l’histoire de l’humanité. À cet égard, le domaine de la foresterie en zone boréale, avec sa perspective temporelle longue, peut bien représenter ce besoin d’équilibre entre tous les utilisateurs et la conservation des écosystèmes….
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Auteur: Patrick Faubert, Professor – Industrial ecology and climate change mitigation, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)

