Introduction
Alors que la guerre israélienne à Gaza approche de sa troisième année, avec une destruction massive, des morts et une famine qui constituent des crimes de guerre et un génocide, ainsi qu’une expansion de la violence systématique vers la Cisjordanie par des assassinats quotidiens de civils, l’expansion des colonies et l’escalade des plans d’annexion israéliens, il n’est plus possible d’ignorer les transformations rapides des positions de plusieurs pays européens face aux politiques israéliennes.
Les positions européennes envers Israël ont varié, allant d’interdictions d’exportations d’armes à la révision des investissements dans des entreprises liées à l’occupation, en passant par la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État. Il devient évident que l’Europe fait face à un carrefour crucial dans sa relation avec Israël, surtout devant les violations qui contredisent le droit international et le consensus européen traditionnel en faveur de la solution à deux États.
Face à ces transformations, cet article pose les questions clés :
Assistons-nous à une véritable inflexion morale mettant fin à des décennies de complicité politique et diplomatique ? Ou s’agit-il seulement d’une tentative d’apaiser la colère croissante de l’opinion publique européenne ?
Si la guerre à Gaza cesse, qu’Israël suspende ses politiques d’annexion en Cisjordanie et mette fin aux attaques des colons contre les civils palestiniens, l’Europe poursuivra-t-elle ses politiques contre l’occupation, unissant des efforts réels pour parvenir à un État palestinien sur les frontières de 1967, ou cette dynamique retombe-t-elle pour un retour à la diplomatie silencieuse promouvant la solution à deux États avec deux poids et deux mesures ?
L’Europe : des transformations sans précédent
Slovénie : interdiction officielle des armes :
Dans un geste sans précédent en Europe, le gouvernement slovène a…
Auteur: Rasem BISHARAT

