La violente politique fascisante menée contre les sciences par Donald Trump aux États-Unis commence à porter concrètement ses fruits. À force de désorganiser la production de connaissances, celle-ci commence à s’amoindrir. Ainsi en est-il des données provenant des radiosondes météorologiques étasuniennes : leur flux a baissé de 10 % depuis le mois de mars, d’après le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF, selon son sigle anglophone).
Ces radiosondes sont des instruments envoyés dans l’atmosphère grâce à des ballons, pour en étudier la composition et les dynamiques. Les données qu’elles récoltent sont extrêmement importantes pour l’ensemble des sciences climatiques et météorologiques. Ces sondes mesurent la température, la pression et l’humidité de l’atmosphère. Coordonnées entre elles, ces informations indiquent aux météorologues la dynamique des vents et leur permettent de modéliser les phénomènes météo.
« Les radiosondes sont la colonne vertébrale du système mondial d’observation, fournissant des informations de haute précision à la base des prévisions météorologiques », nous précise par courriel Florence Rabier, directrice générale du ECMWF.
Interdépendances mondiales
Outre les prévisions météo, ces sondes sont également une pièce maîtresse de la surveillance du climat. « Chaque donnée perdue constitue une perte pour l’enregistrement de ce qui arrive à la planète et pour la compréhension de l’évolution du climat », dit encore la chercheuse.
Ces données sont complémentaires de celles recueillies par les satellites et sont indispensables pour calibrer et valider ces observations spatiales. Elles constituent, en outre, un élément clé pour nourrir et valider les modèles de prévision météo et climatiques développés par les chercheurs.
Les scientifiques de l’
Auteur: Vincent Lucchese

