Des territoires importants, mais trop souvent négligés. Dans un rapport rendu public ce jeudi 28 mai, les sénateurs de la délégation aux Outre-mer veulent sortir les collectivités françaises du bassin pacifique – Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Polynésie française – de leur invisibilité stratégique. Un défi jugé essentiel dans une zone devenue centrale dans la géopolitique mondiale, terrain d’affrontement à distance entre la Chine et les Etats-Unis.
Pour « mettre les Outre-mer au centre du jeu », note le rapport, encore faut-il que ces territoires puissent peser à l’échelle régionale. « Il y a un intérêt réciproque pour la France et les outre-mer à ce que ces territoires soient mieux intégrés dans le bassin pacifique », explique la présidente de la délégation, Micheline Jacques (LR). La perspective se veut géopolitique, à l’écart des débats sur le statut de la Nouvelle-Calédonie qui déchirent l’île depuis de nombreuses années.
Constat « mitigé »
Les rapporteurs Guillaume Chevrollier, Solanges Nadille et Rachid Temal formulent donc une vingtaine de propositions pour renforcer les moyens et la position de ces collectivités. « La France peut en faire un atout », affirment-ils, concluant là une série de trois études sur l’intégration des Outre-mer, après le bassin atlantique et l’océan Indien. « Ces territoires partagent des difficultés mais connaissent aussi des réalités très…
Auteur: Christian Mouly

