Christophe B. a été mis en examen jeudi 5 juin pour l’assassinat terroriste en raison de l’origine d’Hichem Miraoui, un quadragénaire tunisien abattu samedi à Puget-sur-Argens (Var), un crime que reconnaît le suspect mais dont il conteste le caractère raciste.
Après quatre jours de garde à vue et un transfert de l’enquête du parquet de Draguignan aux mains du parquet antiterroriste (Pnat), celui-ci a ouvert jeudi une information judiciaire. En fin d’après-midi, Christophe B. a été mis en examen pour assassinat terroriste et tentative, en raison de l’origine, selon le Pnat.
Veste grise, cheveux bouclés, barbe poivre et sel et air agacé, Christophe B. est apparu un bref instant devant quelques journalistes présents au début de son audience devant la juge des libertés et de la détention, qui l’a écroué.
« Dans le cadre de sa garde à vue, si Christophe B. reconnaît la matérialité des faits, il conteste toute motivation raciste à ses actes, ainsi que toute intention terroriste », avait détaillé le Pnat dans un communiqué dans l’après-midi.
L’avocat du suspect, Me Reda Ghilaci, a confirmé cette ligne de défense, soulignant que « la réalité matérielle du dossier est à ce stade très claire : la qualification terroriste, comme l’intention raciste, sont particulièrement contestables en droit et contestées ». Il a indiqué que son client de 53 ans « a d’ores et déjà activement participé à la manifestation de la vérité et il continuera à le faire. »
« Le juge d’instruction a écarté l’association de malfaiteurs terroriste dès le stade de la mise en examen, comme le soutenait la défense et contrairement aux réquisitions du Pnat », a ajouté Me Ghilaci.
Des vidéos racistes sur les réseaux
À Puget-sur-Argens, samedi soir vers 22 heures, le suspect de nationalité française, qui avait consommé de l’alcool dans la journée, a selon le Pnat « tiré à plusieurs…
Auteur: La Croix (avec AFP)

