Les vacances de printemps sont là (ou arrivent à grands pas), et la nature renaît, avec ses fleurs, ses parfums, ses couleurs, ses oiseaux qui s’égosillent… Quel meilleur moment pour s’émerveiller avec ses bambins de la beauté du monde, en prenant la clé des champs, ou du square alentour ?
Vous y rencontrerez peut-être les protagonistes principaux des quatre livres illustrés que nous avons sélectionnés pour vous : des corbeaux (ou d’autres corvidés comme les pies), des escargots, des hérissons, et (c’est sûr !) des microbes et des bactéries… L’occasion de transmettre à vos enfants une relation plus confiante et plus juste au monde muet qui les entoure. Non, il n’y a pas à avoir peur des corbeaux, ils sont très utiles pour limiter la propagation des maladies. Non, les microbes ne sont pas d’affreux monstres sournois, ils font de grandes choses et pourront lui raconter l’histoire de la vie sur Terre.
Quant aux « mauvaises herbes », elles se défendent très bien elles-mêmes dans le petit album illustré dont elles sont les vedettes, Mauvaises Herbes. Nous, les pissenlits, arguent-elles, fournissons aux chardonnerets des graines dont ils se régalent. Nous, les feuilles de la cardère sauvage, nous rejoignons autour de la tige centrale et formons, après la pluie, un petit bassin d’eau pour abreuver les oiseaux — ils sont ensuite plus d’attaque pour transporter les graines de vos fleurs, et leur permettre de se reproduire. Et ne parlons pas des pommades, médicaments, bonnes soupes, voire des engrais naturels que vous fabriquez grâce à nous (le plantain, l’ortie). Ni des économies de pesticides que nous vous faisons faire, parce qu’attirés par nos fleurs, les insectes en oublient les légumes du potager. Alors laissez-nous donc une petite place…
En évoquant les vertus de ces plantes, Mauvaises Herbes permet au jeune enfant (dès 6 ans) de comprendre l’interdépendance des espèces et…
Auteur: Catherine Marin

