L’ESSENTIEL
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Dans l’espace, le système immunitaire des astronautes subit des perturbations, dues notamment à la micropesanteur.
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Une des conséquences est la réactivation de certains virus, tels que les Herpesvirus, qui persistent à l’état latent dans les organismes.
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Ce problème, qui s’ajoute aux autres effets sur la santé des astronautes des longs séjours dans l’espace, met en doute la pertinence des projets de voyages vers des corps célestes éloignés.
Revenue sur Terre le 8 octobre 2026, après deux cent trente-sept jours passés dans l’espace, à bord de la station spatiale internationale (ISS), l’astronaute européenne Sophie Adenot met en garde : selon elle, l’être humain « n’est pas prêt pour aller sur Mars ».
Cet avertissement souligne les défis physiologiques et médicaux que doivent relever les organisateurs de missions spatiales lointaines. Au-delà des effets de la micropesanteur) sur les muscles, les os, le système cardiovasculaire ou les yeux, une autre question mérite notre attention : comment notre système immunitaire réagit-il à un séjour prolongé dans l’espace ?
Les recherches conduites depuis plusieurs années à bord de la Station spatiale internationale (ISS) révèlent que plusieurs fonctions immunitaires peuvent être modifiées pendant le vol, et parfois après le retour sur Terre. La distribution des cellules immunitaires, la production de cytokines (des messagers chimiques importants pour la coordination du système immunitaire et l’inflammation) et les fonctions des lymphocytes T et des cellules NK (Natural Killer), qui participent à la surveillance antivirale, peuvent notamment être affectées.
Que se passe-t-il lorsque les mécanismes chargés de contrôler les infections persistantes deviennent moins efficaces ? L’étude des virus latents, capables de demeurer dans l’organisme pendant des années, apporte des éléments de réponse.
Des virus silencieux, mais…
Auteur: Emmanuel Drouet, Professeur émérite, docteur en virologie humaine, Université Grenoble Alpes (UGA)
