Aujourd’hui, nos milieux aquatiques sont pollués par de nombreux déchets et molécules chimiques. Parmi ces pollutions, certaines sont invisibles à l’œil nu. On parle de micropolluants. Ce sont des molécules chimiques qui se retrouvent dans les milieux aquatiques à des concentrations très faibles.
À titre de comparaison, les sels minéraux contenus dans l’eau potable, tels le calcium, le potassium et le magnésium, sont présents à des concentrations mille à un million de fois supérieures à celle d’un micropolluant.
Les concentrations de ces micropolluants sont l’équivalent d’un morceau de sucre dans une piscine olympique. Évidemment, si on boit la tasse, il est impossible de sentir le goût sucré de l’eau mais malheureusement même à ces concentrations infimes, certaines de ces molécules peuvent avoir des effets négatifs sur l’environnement, les organismes vivants et la biodiversité en raison de leur toxicité, de leur persistance et de leur accumulation.
QJR : Pollution de l’eau et effet sur la santé (Académie de Montpellier, Agropolis).
D’où viennent les micropolluants ?
Les sources de micropolluants dans l’environnement sont multiples. Même s’il existe des sources naturelles (les volcans par exemple qui émettent de nombreux hydrocarbures), les micropolluants sont généralement d’origine humaine (industries, transports, agriculture mais aussi usages domestiques).
À l’heure actuelle, plus de 100 000 molécules sont identifiées comme micropolluants par l’Union européenne. De très nombreux produits que nous utilisons au quotidien en contiennent : produits cosmétiques, médicaments, produits d’entretien, peintures…
Les origines de la contamination de l’eau par les micropolluants sont ainsi très diverses :
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Les eaux usées domestiques jouent un rôle important dans le transfert de ces contaminants vers les milieux aquatiques. Même si les stations de traitements des eaux usées sont capables d’éliminer une partie des micropolluants, certaines molécules rejoignent les milieux aquatiques sans avoir été éliminées. Les résidus médicamenteux (paracétamol, antidépresseurs…), les phtalates (molécules issues de l’utilisation de plastiques), des parabènes (issus des produits cosmétiques), des filtres UV présents dans les crèmes salaires, des pesticides tels que les…
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Auteur: Geoffroy Duporté, Maître de conférences en chimie de l’environnement, Université de Montpellier

