Près de 250 millions d’électeurs aux États-Unis sont appelés aux urnes le 3 novembre. Ils devront décider de la prochaine majorité au Congrès lors des élections de mi-mandat, ou midterms. Organisé deux après l’élection présidentielle, soit au milieu du mandat de quatre ans confié au président, ce scrutin se transforme traditionnellement en référendum sur l’occupant de la Maison-Blanche.
Ce jour-là, une partie du Congrès américain, qui exerce le pouvoir législatif aux États-Unis, va être renouvelée. Il est composé de deux assemblées, la Chambre des représentants et le Sénat, qui sont toutes les deux concernées par ce scrutin mais pas dans les mêmes proportions. Le mandat des nouveaux élus au Congrès débutera le 3 janvier.
La première assemblée, la Chambre des représentants, est intégralement renouvelée tous les deux ans. L’ensemble de ses 435 sièges est donc remis en jeu ce 3 novembre. Chaque État dispose d’un nombre de sièges proportionnel à sa population : ainsi la Californie en compte plus de 50, tandis que le Vermont, le Wyoming ou l’Alaska n’en ont qu’un seul.
Actuellement, les républicains ont la majorité avec 219 sièges contre 214 pour les démocrates. Deux sièges sont vacants, occupés initialement par un démocrate et un républicain. Le parti présidentiel détient donc une majorité absolue mais hautement inconfortable, puisqu’il faut 218 sièges pour avoir le contrôle de la Chambre.
35 sénateurs à élire
Les démocrates ne doivent donc faire basculer que quelques circonscriptions pour reprendre le contrôle de la chambre basse. En 2018, lors des « midterms » de son premier mandat, Donald Trump et les républicains avaient perdu 41 sièges. En 2022, Joe Biden et les démocrates en avaient perdu « seulement » 9.
La seconde chambre, le Sénat, ne comprend que 100 sièges, soit deux sénateurs par État. Les républicains y sont pour le…
Auteur: Maud Guilbeault
