En Europe, le retour en force du militarisme et de l’économie de guerre est en marche à coup de milliards.
Du haut de leur trône les puissants invitent les peuples à se sacrifier docilement pour les industriels et la course à la puissance. D’abord on devra se serrer davantage la ceinture pour fabriquer des armes en masse, puis on sera « invité » à se faire déchiqueter avec entrain et « force d’âme » pour contrer un ennemi, sauver « la-patrie » et « la-république », engraisser les marchands de canons et renforcer les régimes autoritaires en place qui joueront sur « l’union sacrée » pour écraser encore plus les contestations (traitées de traîtres et de « défaitistes »).
Comme par le passé en France, la gauche « de gouvernement » se couche et rejoint le régime dans cette nouvelle militarisation à marche forcée. Forcément, cette gauche s’inscrit complètement dans le même modèle dévastateur que les droites, celui de la civilisation industrielle, de l’Etat et du capitalisme, de la guerre de tous contre tous. Elle ne peut donc que s’aligner, avec quelques variantes superficielles, sur les mêmes délires et répétitions sanglantes de l’histoire. Impossible de compter sur elle.
Les peuples, structurellement privés de tout pouvoir, de toute démocratie et moyens de décisions, vont-ils cette fois se révolter pour de bon pour sortir de ce piège ?, ou vont-ils subir, se résigner, protester mollement ou rentrer/rester dans le jeu truqué du système place qui les traite comme des pions sacrifiables à tout moment ?
Ce militarisme forcené et les forts risques de guerres s’ajoutent aux catastrophes climatiques et écologiques, aux violences ordinaires de ce système, aux précarités et inégalités sociales croissantes, aux règnes de régimes centralisés non-démocratiques…
Serait-ce la (grosse) goutte d’eau qui fait déborder le vase ?
A part quelques individus plus ou moins sociopathes,…
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