L’ESSENTIEL
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Les rançongiciels, ces logiciel bloquant l’accès à un ordinateur en volant ses données en échange d’une rançon, ont rapporté plus de 800 millions de dollars en 2025.
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Pour partir avec leur butin, les pirates du Web passent de plus en plus par les cryptomonnaies, plus rémunératrices et moins traçables.
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Les positions ambiguës des États, comme la Russie, l’Iran et la Corée du Nord, brouillent encore plus les pistes pour les gendarmes financiers.
Cet été, une cyberattaque d’ampleur a touché le système d’information de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) avec le vol de données fiscales et cadastrales de 678 000 particuliers et professionnels. Les fuites : noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone, situation familiale, quotient familial, revenu fiscal de référence et taux de prélèvement à la source.
Cette attaque n’est pas isolée. L’extorsion grâce aux logiciels rançonneurs est une activité qui en 2025 rapporterait à ceux qui la pratiquent un butin de 820 millions de dollars états-uniens issus des paiements de rançons en cryptomonnaies. En France, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) constate 128 attaques majeures en 2025, touchant principalement les petites et moyennes entreprises.
Les pirates, aux noms de Qilin, TheGentlemen ou DragonForce, implantent dans les ordinateurs des victimes un logiciel rançonneur qui en chiffre les unités de stockage (comme les disques durs) et exfiltre ces données. Les pirates les font ensuite payer pour la récupération de ces fichiers informatiques. On parle alors de simple extorsion.
Pour les particuliers, l’affaire s’arrête en général ici. Pour les entreprises, l’histoire est tout autre. Elles doivent verser une rançon pour échapper à la diffusion de leurs données, souvent sensibles, qui ont été volées. Cette fois-ci, on parle de double extorsion.
Les chapeaux noirs…
Auteur: Pierre-Charles Pradier, Maître de conférences en Sciences économiques, LabEx RéFi, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
