Mise à jour de cet article publié sur Rebellyon
C’est lors d’un contre-rassemblement antifasciste s’opposant à une des éditions de « la Marche pour la vie » à Lyon (faisant suite aux mobilisations successives contre « La manif pour tous » puis à « Marchons enfants » [1]) qu’une brochure éditée par l’association « Réseau Vie » (basée à Tassin-la-demie-lune et présidé par Patrick RECIPON) avait été récupérée. Ce dépliant appelé « Mouvements vie » et édité tous les 2 ans fait office de guide du milieu « Pro-vie » lyonnais. C’est pas moins de 20 entreprises de la région (des agences immobilières, une antenne d’Axa, des boites d’interim, d’Hôtellerie …) qui financent ce guide, en payant pour apparaître dans ses espaces publicitaires.
Liens entre l’extrême droite radicale et les milieux catholiques réactionnaires
Les mobilisations de La manif pour tous à partir de 2013, puis de Marchons Enfants en 2019 contre la loi bioéthique et la PMA ont participé à créer des espaces de rencontre et d’organisation entre les sphères catholiques réactionnaires et les groupes de militants d’extrême droite. À Lyon, on retrouvait dans ses manifs des gens comme Alexandre Gabriac, ancien de L’Œuvre française (un groupuscule pétainiste dissous depuis l’assassinat de Clément Méric) et du FN, et plus récemment cadre de Civitas. Mais aussi des membres de Génération identitaire, de l’Action Francaise, et du groupe nationaliste-révolutionnaire Lyon Populaire qui participaient par exemple au service d’ordre de « Marchons Enfants ».
On y retrouve notamment des associations catholiques « d’écoute » et de charité dont le but est de soutenir des femmes enceintes pour éviter le recours à l’IVG ; des groupes de prière et de jeûne « en faveur de la vie », pour « réparer publiquement ce crime » qu’est l’avortement [2], organisé par la Rosaire pour la vie ou le…
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