Miséricorde / Alain Guiraudie / 1 h 43
« Et d’ailleurs, moi-même, tout athée que je suis, je vois bien que je reste attaché à quelque chose de catholique, j’aime les églises, j’ai de la sympathie pour les curés, je trouve les enterrements à l’église plus beaux que les enterrements civils ou les cérémonies au crématorium. » Ces lignes sont extraites de Rabalaïre, le deuxième roman d’Alain Guiraudie (1), qui a ajouté la corde « écrivain » à son arc depuis une dizaine d’années.
Les romans d’Alain Guiraudie sont publiés aux éditions POL.
Épais volume de 1 000 pages publié en 2021, Rabalaïre est non seulement un roman-feuilleton ultra-contemporain, d’une liberté de ton et d’imagination sans limite (tout comme son troisième roman, paru en mars de cette année, Pour les siècles des siècles). Mais on peut aussi le voir comme une mine de laquelle aurait été extraite l’essentiel de l’argument de ses deux derniers films. À savoir Viens je t’emmène (2022) et celui qui arrive sur les écrans aujourd’hui, Miséricorde.
Sur le même sujet : « Viens je t’emmène », d’Alain Guiraudie : Jours intranquilles à Clermont-Ferrand
Miséricorde… Avec un tel titre, on comprendra notre choix de la citation initiale, propos du narrateur qui rejoignent en l’occurrence la pensée de l’auteur. Mais si parfum d’encens il y a, il ne sera jamais anesthésiant. Il aura plutôt un effet euphorisant. Du réalisateur de L’Inconnu du lac (2013), il faut s’attendre à toutes…
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Auteur: Christophe Kantcheff

