Les développements militaires en Corée du Nord sont alarmants. Selon Khaled Khiari, Sous-Secrétaire général de l’ONU pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique, le pays poursuit inlassablement ses essais de missiles intercontinentaux et à portée intermédiaire.
Khaled Khiari, Sous-Secrétaire général de l’ONU pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.
Pas plus tard qu’en janvier dernier, Pyongyang a procédé au lancement d’un missile balistique hypersonique, trois mois à peine après le dernier essai en date. De tels agissements accroissent la menace de l’utilisation par la Corée du Nord de l’arme nucléaire, si elle parvenait un jour à la développer.
Enrichissement d’uranium
Or, M. Khiari a souligné, devant le Conseil, que le pays « continue de montrer ouvertement ses installations d’enrichissement d’uranium non déclarées » à Yongbyon, au nord de Pyongyang, et à Kangson, dans la périphérie de la capitale. Le tout, en réitérant son intention de se doter d’ogives nucléaires tactiques, de satellites militaires et d’un sous-marin nucléaire.
« La poursuite persistante par la RPDC de programmes d’armes nucléaires et de missiles balistiques, en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, continue de compromettre le régime mondial de désarmement et de non-prolifération », s’est inquiété M. Khiari, appelant Pyongyang à « respecter pleinement ses obligations internationales » et à ratifier le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.
Autre source de préoccupation pour le haut fonctionnaire, le fait que le groupe d’experts créé en 2009 pour surveiller l’application des sanctions du Conseil contre la Corée du Nord n’ait pas été reconduit au-delà du 30 avril 2024. M. Khiari précise néanmoins que le Comité du Conseil chargé de superviser le régime…
Auteur: Nations Unies FR

