Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Comme une traînée de poudre, ces dernières semaines, une multitude de mouvements sociaux se sont propagés à travers le continent. Parfois accompagnés de scènes de violence spectaculaires et de heurts, ils présentent aussi des similitudes de fond. En Italie, l’ampleur des manifestations, qui ont rassemblé de 250 000 à plus d’un million de personnes selon les sources, a pris de court le gouvernement Meloni. En France, le mouvement, parti d’une colère lycéenne, a pris de l’ampleur au fil des semaines jusqu’à atteindre 1,6 million de manifestants ce 5 novembre, jour de grève générale, selon les chiffres des syndicats (575 000 selon le ministère).

Une convergence des luttes transfrontalières ?

Malgré la diversité des contextes nationaux, la contestation s’articule autour de revendications partagées et d’une solidarité transfrontalière. « Ce sont des mots d’ordre qui traversent toute l’Europe, parce que c’est une situation finalement similaire, et donc avec une jeunesse qui se reconnaît dans les mouvements les uns des autres, avec une solidarité qui est très belle aussi », s’enthousiasme l’eurodéputée Emma Fourreau (France, La Gauche). Pour cette élue de La France insoumise, le mot d’ordre de la jeunesse européenne est bien commun : « C’est la défense du droit à l’avenir, à la fois des jeunes et des peuples en général, parce que ce sont les mêmes causes qui frappent partout en Europe : la crise du…

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Auteur: Rédaction Public Sénat