Depuis plusieurs mois, la mobilisation ne faiblit pas dans le secteur de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). En cause : les réformes portées par le gouvernement MR-Engagés : hausse du minerval dans l’enseignement supérieur, augmentation de la charge de travail sans revalorisation salariale, remise en question de certaines mesures de gratuité scolaire et exclusion des femmes portant le hijab dans un précédent décret déjà adopté.
Depuis des années, sur fond de définancement structurel, les constats s’accumulent : loin de corriger les inégalités sociales, l’école tend à les reproduire, voire à les renforcer.
Par-delà les revendications et critiques adressées au gouvernement, de nouveaux collectifs se forment : enseignant·es, étudiant·es, parents et membres du personnel éducatif s’organisent en dehors des structures traditionnelles pour user d’autres formes de mobilisation.
Mars Attacks, École en lutte, Université en colère, des mouvements autonomes d’élèves dans les écoles ou encore Parents Attacks : Comment s’organisent-ils ? Quelles stratégies mettent-ils en place pour défendre leur vision d’une école plus démocratique, accessible et égalitaire ?
1. L’émergence de nouveaux collectifs
Depuis plusieurs mois, de nouveaux collectifs se forment en FWB, pour porter leurs revendications et imaginer de nouvelles formes de lutte. Parmi les plus anciens, École en lutte constitué en 2021, en plein covid, il s’inspire du mouvement « Santé en lutte ». Personnel de l’enseignement fondamental et secondaire, citoyen·nes : iels dénoncent un système scolaire qui continue à reproduire les inégalités sociales plutôt qu’à les réduire.
Plus récemment, le mouvement Mars Attacks est apparu, à l’initiative d’enseignant·es issu·es d’une douzaine d’établissements suite à l’annonce de mesures d’austérité de l’Arizona. Né en mars 2026, ce collectif revendique son…
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