Mobilisation lycéenne : à Assas, un blocus et des étudiants divisés sur la loi « casseur-payeur »

C’est une scène qu’on ne voit pas souvent – du moins pas depuis Mai 68 –, dans le 6e arrondissement de Paris. Ce jeudi 8 octobre, des blocages et des barricades légères en soutien au mouvement lycéen ont fleuri aux abords de l’université Panthéon-Assas. Faculté peu connue pour sa culture de la revendication, ni du blocage. Pour Lucas*, étudiant en première année de master en droit public, l’établissement serait même « politisé d’une manière qui n’est pas celle-là ». Traduire : à droite.

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Les prénoms suivis d’une astérisque ont été changés.

Anouk, étudiante en master 2 de droit, n’en revient pas. Il y a un an quasiment jour pour jour, ses camarades et elle étaient « 20 avec trois poubelles et deux pancartes », en soutien à la flottille de la liberté pour Gaza. « Une charge très rapide et tout s’était fini en 30 minutes. » Aujourd’hui, elle exprime une « fierté sans nom ». Pendant que des étudiants chantent en chœur, des riverains prennent leur café face à une fanfare. « Il n’y a rien de cassé, rien de dégradé », atteste Anouk. Mais pendant que le mouvement suit son cours, les débats se jouent, loin des rues.


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Le 2 octobre, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), s’est exprimé au début des mobilisations lycéennes, fustigeant des « comportements barbares » à propos d’incendies qui ont touché des lycées et d’affrontements entre manifestants et forces de police. Le RN et son allié l’Union des droites pour la République (UDR) se sont fait les porte-voix d’un…

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Auteur: William Jean