Mobilisation lycéenne : ce gouvernement qui mutile des enfants

En cette rentrée 2026, les lycéens se mobilisent massivement contre la dégradation de leurs conditions d’apprentissage : manque de professeurs, classes surchargées, établissements mal entretenus, chaleur étouffante en été, etc… Face à cette situation, les solutions ne manquent pourtant pas : investir massivement dans les services publics et redistribuer davantage les richesses, plutôt que de poursuivre les politiques de réduction des dépenses qui préservent les plus hauts revenus. Mais le gouvernement fait un autre choix : il réprime lourdement et cherche à décrédibiliser le soulèvement en l’instrumentalisant pour stigmatiser encore une fois la puissance montante de la gauche présidentiable : la France insoumise.

Cette colère ne tombe pourtant pas du ciel. Elle est le résultat de nombreuses années de dégradation des conditions d’enseignement : établissements laissés à l’abandon, manque de personnels, orientation toujours plus sélective. Mais à travers leurs conditions d’études, c’est aussi leur avenir que les jeunes voient se jouer. Guerres, réchauffement climatique, précarité : leur génération est directement confrontée à un empêchement de vivre qui dépasse largement les murs du lycée.

Alors que la contestation prend de l’ampleur dans les établissements, elle pourrait bien dépasser le cadre scolaire et rejoindre une colère sociale plus large, à mesure que les politiques d’austérité et la hausse du coût de la vie touchent une part croissante de la population.

Un manque cruel d’enseignants

Dès la fin du mois de septembre 2026, des centaines d’établissements se sont mobilisés en s’appuyant sur des faits très concrets. Ainsi, en cette rentrée, 53 % des collèges et lycées manquaient d’au moins un professeur. Rien d’étonnant : Sébastien Lecornu, Premier ministre depuis le 9 septembre 2025, a fait supprimer pas moins…

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Auteur: Simon Verdiere