Après les députés, c’est devant les sénateurs que le ministre de l’Intérieur est venu rappeler les fondamentaux du maintien de l’ordre et de la lutte contre les violences urbaines, deux concepts qu’il tient à distinguer, ce mardi, alors que lycéens et étudiants sont de nouveau massivement descendus dans la rue, décidés à « ne rien lâcher ».
« Il n’y a pas d’intervention des forces de l’ordre lorsque les lycéens revendiquent pacifiquement »
Le schéma national du maintien de l’ordre, révisé en 2021 par le ministère de l’Intérieur, et le schéma national des violences urbaines de 2025 répondent à des doctrines opérationnelles distinctes, a-t-il rappelé tout au long de son audition. Il a donc soutenu que « des exactions documentées, telles que des violences contre les personnels de l’éducation, saccage de bâtiments publics, nombreuses victimes tierces, tentative de pillages de commerces… ont fait basculer le mouvement lycéen dans ce que nous qualifions de violences urbaines ». C’est cette ligne de frontière qui, selon lui, a pu laisser croire « à certains observateurs qu’il y avait eu une inflexion de la doctrine lors de la journée nationale du 6 octobre dernier, lorsque c’est une intersyndicale qui déclare un cortège de voie publique ».
« Il n’y a pas d’intervention des forces de l’ordre lorsque les lycéens revendiquent pacifiquement. Il n’y a pas d’intervention policière s’il n’y a pas…
Auteur: Simon Barbarit
