Les nouveaux poids lourds des médias n’y échappent pas. Après TikTok la semaine dernière, YouTube était auditionné ce mardi 2 juin par la mission d’information sénatoriale sur les « zones grises de l’information », mise sur pied en mars pour y voir plus clair dans l’écosystème médiatique à l’heure numérique. Et s’il y a un acteur qui bouleverse les frontières traditionnelles, c’est bien lui : YouTube, ni réseau social, ni marque de télévision, ni même plateforme de vidéo à la demande type Netflix, mais un peu tout à la fois.
C’est cette « place particulière dans l’écosystème » – dixit le rapporteur Laurent Lafon (Union centriste) – que les sénateurs ont voulu interroger. Comment la plateforme de Google, qui ne produit rien par elle-même, gère et modère les 500 heures de contenus publiées chaque minute dans le monde par des créateurs, anonymes comme médias professionnels ? Des contenus aussi divers que les « shorts » de moins d’une minute ou les formats dont la durée dépasse une heure, s’approchant de ce que propose la télévision.
Un « nouveau point de repère informationnel »
« Ces bouleversements pourraient laisser craindre une dégradation de l’information proposée aux utilisateurs. Ce n’est pas ce que nous observons du côté de YouTube », rassure d’emblée Justine Ryst, directrice générale de YouTube France. Devant les sénateurs, la patronne égrène les chiffres qui font du…
Auteur: Christian Mouly

