Étendre le réseau cyclable ne suffit pas : encore faut-il que les infrastructures soient sécuritaires et bien situées. Une nouvelle étude montre que la qualité des aménagements joue un rôle clé dans leur fréquentation.
Depuis son lancement en novembre 2020, le Réseau Express Vélo (REV) de Montréal a transformé le paysage cyclable de la métropole avec ses infrastructures protégées et accessibles à l’année. Déployé en plusieurs phases depuis 2019, ce réseau ambitieux prévoit un total de 191 km de voies cyclables larges, sécurisées par des séparations en béton et dotées de feux de circulation prioritaires pour les cyclistes.
S’ajoutant aux 900 km d’infrastructures cyclables déjà existantes à Montréal, dont 218 km de pistes protégées, le REV constitue une avancée majeure en faveur de la mobilité active.
Parmi ses axes structurants, le corridor REV1 incarne l’ambition municipale d’accroître la part modale du vélo à 15 % d’ici 2027 dans l’agglomération de Montréal. Situé sur l’artère commerciale de la rue Saint-Denis et long de 8,7 km, il a enregistré plus de 1,5 million de déplacements en 2023, devenant ainsi la piste cyclable la plus fréquentée de Montréal.
Pourtant, certaines données laissent penser que l’achalandage des pistes cyclables est en baisse. Comment expliquer ce phénomène ?
Respectivement professeur titulaire et professionnel de recherche à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal, ainsi que professeur adjoint à l’Université de l’Ontario français, nos recherches portent sur l’économie urbaine, le transport et le développement durable, les technologies émergentes de transport et la mobilité urbaine.
Cet article fait partie de notre série Nos villes d’hier à…
Auteur: Gavin MacGregor, Agent de recherche, Université du Québec à Montréal (UQAM)

