L’un de mes meilleurs amis en classe de terminale s’appelait Retailleau. Il habitait, qui plus est, dans le petit bourg de Vendée où a grandi l’actuel ministre de l’Intérieur, mais était né, comme moi, sept ans avant ce dernier. Peut-être étaient-ils cousins, je ne saurais le dire et, l’ayant perdu de vue, ne peux lui poser la question.
Mon Retailleau à moi se prénommait Luc, était un peu rondouillard, fort sympathique. J’appréciais sa compagnie, même en dehors du temps scolaire. Je l’avais rencontré à l’institution Sainte-Marie à Cholet, où j’ai suivi mes études secondaires. Bruno Retailleau (B. R.) les a faites, lui, à Saint-Laurent-sur-Sèvre chez les frères de Saint-Gabriel. Mes parents avaient hésité entre les deux. Pas moi.
Je n’avais aucune envie de me retrouver dans ce qui semblait, vu de la route nationale qui conduisait de Nantes à Poitiers et plus précisément d’un lieu-dit nommé, ça ne s’invente pas, La Trique, une véritable caserne, située loin de tout, contrairement à Sainte-Marie, implantée en plein centre d’une sous-préfecture à deux pas des cinémas et des cafés. Et puis c’était un peu moins catho du côté de Sainte-Marie, disait-on, et surtout mixte en classe de terminale, ce qui n’était pas le cas chez les frères.
J’ai vu B. R. pour la première fois, sans le savoir, à la toute fin des années 1970, puisque, pour faire plaisir à ma mère, je l’avais emmenée au Puy du Fou, où était donné Ce soir la Vendée, le son et lumière créé par Philippe de Villiers, spectacle auquel B. R., passionné d’équitation, ai-je appris via Wikipédia, participait en tant que cavalier bénévole.
Sur le même sujet : Lettre ouverte à Bruno Retailleau
Donc, parmi ceux déboulant ce soir d’août au grand…
Auteur:

