« Mon rêve, c'est d'avoir un maximum de gens dans la rue » : la marche climat est de retour

Que faire quand on est militant écologiste et qu’on a vécu un été caniculaire où les incendies d’une ampleur inédite ont ravagé le territoire ? On lance une marche climat ! Durant l’été, les téléphones des militants et militantes ont bien chauffé, chacun se demandant par quel moyen se faire entendre à la rentrée. La date du samedi 26 septembre, lancée par l’association Bio Consom’acteurs, qui « agit pour une alimentation et une agriculture respectueuses de l’humain et de la nature », a fait consensus.

« Cet appel est né de discussions entre plusieurs amis et collègues qui, comme de nombreuses personnes, ont fait face à la chaleur, aux incendies et la sécheresse. On s’est dit qu’il fallait faire quelque chose », raconte Benjamin Ball, chargé de mobilisations à Bio Consom’acteurs et militant de longue date.

Plus de 40 000 personnes ont signé l’appel, dont plus d’un millier d’organisations environnementales, féministes, syndicales et partisanes. Près de 250 mobilisations à travers toute la France sont confirmées sur le site dédié. À Paris, la préfecture n’a pas autorisé au cortège à déambuler dans les rues à cause de la venue du Pape. Le rassemblement sera donc statique, place de la République.

Les organisateurs exigent des plans d’urgence, d’adaptation et d’atténuation pour faire face au réchauffement climatique. Afin de les financer, ils veulent taxer les superprofits de l’industrie fossile et de l’armement, ainsi que la mise en place d’un impôt climatique sur les grandes fortunes.

Après un été des catastrophes, mettre le climat « à l’agenda »

Au sein du petit groupe qui a initié le mouvement, on trouve donc Benjamin Ball, ainsi que son fils Mathis François Ball, coréférent du groupe des jeunes pour le 26 septembre. À leurs côtés, le président de Bio Consom’acteurs Julien Kien, élu en charge des transitions et de la culture bretonne à…

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Auteur: Laury-Anne Cholez, Léa Guedj