Les 18 et 19 avril, à l’appel des Revoltes de la terra, 4000 personnes ont participé à un week-end contre l’entreprise Israël Chemicals. Les voies ferrées qui permettent habituellement d’acheminer les wagons remplis de potasse ont été bloquées et sérieusement endommagées. Les profits générés par l’entreprise sont directement liés à l’armée israélienne.
Les cousines catalanes des Soulèvements de la terre se sont déployées de part et d’autre d’un camp monté en 24 heures pour l’occasion. Pendant le désarmement du chemin de fer, un cortège d’un millier de personnes a parcouru 20 kilomètres (!) à pied afin d’ occuper l’immense montagne de déchets produite par des décennies d’extractivisme, marquant de leurs corps un immense PROU SAL (stop sel). Une troisième « colonne » a réalisé une opération escargot conjointe sur les autoroutes C16 et C25. Un récit en photo de la colonne internationaliste des Soulèvements de la terre.
En fin de semaine, une centaine de personnes débarque au nez et à la barbe des autorités et installent un camp sur les champs d’un éleveur de vaches Salers, dont les ruisseaux ont été rendus saumâtres par l’eau de la mine. Le lieu, dans une belle vallée, est tenu secret jusqu’au vendredi après-midi tandis que des infrastructures se déploient avec les multiples énergies des denses réseaux militants locaux et l’appui de l’inter-cantine venue du sud-ouest de la France. Comme dans toutes les régions minières, prendre position publiquement contre un des gros employeurs du coin est périlleux, aussi toxique soit-il par ailleurs. C’est pourtant une association culturelle de Sant Pedor qui lance les festivités vendredi après-midi dans ce village situé au cœur de la zone impactée par la mine de potasse. C’est par un spectacle de danses folkloriques qu’elle accueille des manifestantes arrivées de Barcelone, du reste de la Catalogne et même de…
Auteur: dev

