Action symbolique des salariées d’Onet pour leur cinquantième jour de grève, le 31 octobre à Montpellier (Mathieu Le Coz / « Le Poing »)
À l’occasion d’Halloween et de leur cinquantième jour de grève, les salariées d’Onet, l’entreprise de nettoyage du CHU de Montpellier, ont déambulé dans l’hôpital déguisé en fantôme pour dénoncer leur invisibilisation et le « mépris » de la direction
Elles sont déguisées en fantômes, pas pour demander des bonbons mais une augmentation salariale, un treizième mois, et la fin d’un dispositif de contrôle jugé chronophage et intrusif. Pour leur cinquantième jour de grève, excusez du peu, et pour Halloween, les salariées d’Onet ont arpenté les couloirs du CHU de Montpellier vêtues de draps blancs pour symboliser leur invisibilisation, elles qui sont chargées du nettoyage.
« La direction nous méprise, ils ne veulent rien entendre », explique Abdel, l’un des grévistes. « On n’a aucune reconnaissance », abonde Claire, une autre salariée élue au comité social et économique de l’hôpital. « On était en première ligne pendant le covid, et on n’a pas eu la prime du Ségur car on n’est pas considéré comme du personnel de santé ».
Vers 15h30, les grévistes se sont rendues devant la librairie Sauramps, place de la Comédie, pour diffuser des tracts et médiatiser leur lutte, avec l’appui de l’union locale de la CGT.
« La solidarité, c’est ce qui nous fait tenir »
Même après un mois sans salaire, 40 des 110 salariées de l’entreprise de nettoyage sont toujours sur le piquet de grève. « Pour certains c’est dur », confie Abdel. « Il y a des femmes seules avec enfants qui sont à mi-temps, d’autres qui sont en CDD de remplacement pour qui faire grève est compliqué. » Mais devant l’absence de réaction de leur direction, les grévistes restent déterminées.
Elles ont contacté le maire de…
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Auteur: Le Poing

