Montpellier : à la veille des vacances, quelles perspectives pour le mouvement lycéen ?

Ils étaient 7 000 dans les rues de Montpellier mardi 13 octobre, un millier ce jeudi 15. À la veille des vacances, les lycéens mobilisés refusent de parler d’essoufflement : nouveaux blocages dès vendredi, convergence espérée samedi 17 octobre et promesse de reprendre la lutte à la rentrée

Place Albert-Ier, ce jeudi 15 octobre, le cortège a fondu. Un millier de lycéens se rassemblent, sept fois moins que mardi. Au micro, un professeur syndiqué à Sud Éducation livre sa lecture de la décrue : « Aujourd’hui, nous sommes moins nombreux car la police a fait en sorte de débloquer les établissements pour que les cours reprennent. Mais la lutte continue. »

Le mot « essoufflement », les manifestants le récusent depuis plusieurs jours, tout en le sentant venir. Mardi déjà, Omerine, étudiante à Paul-Valéry, concèdait « un petit essoufflement », qui va selon elle « vite revenir ». Son camarade Sacha y voit surtout une question de fiche de paie : « Le seul moment où ça s’essouffle, c’est parce que les gens ont besoin de travailler. » Un lycéen de Joffre, qui revendique « plus de 10 000 » manifestants lors d’un précédent cortège montpelliérain, juge logique « d’en perdre quelques-uns » à mesure que le mouvement avance.

Ce jeudi, Milo et Camille, élèves à Clemenceau, retournent l’accusation contre le gouvernement. « Il ne parle que des lycées qu’il fait fermer lui-même, mais ne donne plus les chiffres des lycées bloqués, pour faire croire que le mouvement s’essouffle », affirment-ils.

Bloquer encore, avant la coupure

Première perspective, immédiate : le blocage. « Demain, on va bloquer à nouveau, on ne veut pas lâcher », assure Caliste, lycéenne à Agropolis, avant la manifestation de ce jeudi. Elle entend continuer « après les vacances, jusqu’à être entendus ». Entendus comment ? Pas par la voie que propose, selon elle, l’exécutif. « Ce que le gouvernement veut,…

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Auteur: Elian Barascud