Annie, 78 ans, a adressé une lettre au préfet de l’Hérault pour dénoncer le manque de logements sociaux. (« Le Poing »)
A la suite de la mort de son propriétaire et de la mise en vente prochaine de son logement, Annie, une Montpelliéraine de 78 ans, risque de se retrouver à la rue fin août malgré ses demandes répétées de logement social. Aidée par son organisation politique, le Parti des Travailleurs, elle a écrit au préfet et à Michaël Delafosse, maire de Montpellier, pour dénoncer le manque de logements sociaux dans la Métropole
“Je ne suis pas un cas isolé, donc si je peux aider à éclaircir cet état de fait par une prise de position publique, je le fais”, explique Annie, au milieu des cartons de son T2, situé dans le quartier du Plan des quatre Seigneurs, à Montpellier. Prête à déménager, mais pour aller où ? Cette ancienne assistante sociale de 78 ans, avec une “petite retraite” voit son bail arriver à terme fin août à la suite de la mort de son propriétaire et la volonté de ses héritiers de vendre, sans solution de relogement.
Entre 2007 et 2015, alors qu’elle travaille encore comme auxiliaire de vie en vivant chez la personne qu’elle aide, elle multiplie les demandes de logements sociaux auprès de la Métropole de Montpellier. “On me répondait qu’en tant que femme seule je ne trouverai pas.” En 2015, elle s’installe dans le T2 qu’elle occupe actuellement, grâce à l’intermédiaire d’un proche. L’an dernier, elle refait une demande de logement social. “On m’a proposé le quartier du Petit-Bar, mais je devais donner une réponse dans un délai très court sans possibilité pour moi de visiter le logement, j’ai refusé.”
Elle réitère sa demande pour demander un logement social d’urgence le 24 avril dernier. Réponse de la Métropole, datée du 15 mai : “Votre demande a bien été reçue dans nos services. c’est avec la plus grande…
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Auteur: Elian Barascud

