Ce dimanche 11 mai, environ 500 personnes se sont réunies à Montpellier dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale contre l’islamophobie. De nombreuses interventions ont dénoncé le climat nauséabond de stigmatisation des musulmans entretenu par la classe politique et médiatique
Le vendredi 25 avril, dans la commune de La Grand-Combe, dans le Gard, Aboubakar Cissé, jeune fidèle musulman, a reçu 57 coups de couteau alors qu’il était dans la mosquée de la commune. Un crime islamophobe, qualificatif qu’une grande partie de la sphère politique et médiatique passera sous silence.
“Qui a nourrit la haine, la peur, de celui qui a commis cet acte terroriste ?”, s’interroge de son côté Djoufelkit, du collectif des musulmans de Montpellier, lors de la marche contre l’islamophobie ce dimanche 11 mai. “L’islamophobie a une voix, un visage. Tous les jours, on entend dans les journaux des mots comme Islam, menace, submersion, civilisation. Ces mots deviennent des lois qui ciblent une partie de la population : loi immigration, loi contre les séparatismes… Ici, la parole a préparé l’acte. Combien d’Aboubakar faudra-t-il avant qu’on dise stop à l’islamophobie ?”, se demande-t-il, avant d’ajouter, “On est dans un pays qui dissout des associations anti-racistes au lieu de lutter contre le racisme”, en faisant référence aux potentielles dissolutions du collectif antifasciste la Jeune Garde où d’Urgence Palestine, qui dénonce le génocide en cours.
“C’est un meurtre collectif au sens politique du terme, même si cela n’enlève pas la gravité de l’acte de l’auteur”, embraye Alban Desoutter, représentant local de l’association la Libre Pensée, énumérant les “responsables” du climat ambiant : “Manuel Valls, quand il était encore ministre de François…
Auteur: Elian Barascud

