Des riverains du quartier des Beaux-Arts, membres d’associations ou de collectif, étaient accompagnés de leur avocate durant leur conférence de presse. L’élue d’opposition FLI-Verts Populaires Julia Mignacca (à droite) était venue en soutien. (« Le Poing »)
Des habitants du quartier des Beaux-Arts ont tenu une conférence de presse ce mercredi 23 septembre pour faire le point sur deux combats urbanistiques : la sauvegarde de la cité bergère, dernière parcelle agricole du centre-ville menacée par un projet immobilier, et l’opposition à l’installation d’une grande surface dans les anciens studios du Lunaret. Un recours contre le permis de construire de la cité bergère doit être examiné d’ici quelques semaines
Deux dossiers, un même diagnostic. Réunis ce mercredi 23 septembre, des membres du collectif « Préservons la cité bergère » et de l’association de quartier Beaux-Arts dénoncent un urbanisme qui, selon eux, profite aux intérêts privés au détriment des habitants. « Il y a actuellement deux luttes dans le quartier, qui témoignent d’un aménagement au profit des intérêts privés, sans considérations sociales ou écologiques », résume Lucie Mendes, du collectif. « Le quartier est en train de se gentrifier, et on dénonce une absence de concertation avec les riverains. Ce qui se fait sans nous se fait contre nous. » Et de rappeler que « ce n’est pas qu’un quartier de gens riches, il y a aussi des logements sociaux. »
Cité bergère : la dernière terre agricole du centre-ville menacée
Située rue Saint-Lazare, la cité bergère est un terrain de maraîchage familial dont les légumes sont vendus aux habitants du quartier. En août 2025, la mairie a délivré deux permis de construire pour deux immeubles de plus de 15 mètres de haut sur la parcelle. La pétition lancée dans la foulée par les riverains rassemble aujourd’hui 25 000 signatures.
Pour Lucie…
Auteur: Elian Barascud
