Manifestation pour dénoncer l’extension de la guerre menée en Palestine au Liban et la politique coloniale de l’État d’Israël, le 21 septembre à Montpellier. (Photo d’illustration/Le Poing)
Alors que de nouveaux procès attendent ses militants, le collectif montpelliérain BDS-Urgence Palestine a décidé de porter devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sa bataille judiciaire contre la préfecture de l’Hérault via un recours déposé le 7 janvier, qui dénonce une violation des libertés d’expression et de manifestation garanties par les articles 10 et 11 de la Convention européenne des droits de l’homme
Contraventions assimilant un stand d’informations à un dépôt de déchets sur la voie publique, poursuites pénales, convocations devant des officiers de police judiciaires, confiscation d’une sono, tentatives d’assimilation systématique du soutien à la Palestine à de l’antisémitisme… Depuis octobre 2023, Le Poing a très largement documenté la répression que subit le collectif BDS-Urgence Palestine. Lequel se heurte à une série d’interdictions préfectorales de manifester, notamment sur la place de la Comédie, lieu historique de ses rassemblements de soutien à la Palestine. Selon Mediapart, pas moins de 25 manifestations et rassemblement ont fait l’objet d’arrêtés préfectoraux en deux ans, régulièrement justifiés par un prétendu risque de trouble à l’ordre public.
Si le tribunal administratif de Montpellier a, à plusieurs reprises, annulé ces décisions pour atteinte grave et illégale aux libertés publiques, la préfecture a poursuivi sa stratégie de blocage, jusqu’à obtenir, en septembre dernier, une validation de l’une de ces interdictions, confirmée ensuite par le Conseil d’État. Une rupture qui ouvre la voie à un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ce que le collectif a annoncé avoir fait le 7 janvier…
Auteur: Le Poing

