Montpellier : comme partout en France, une violence policière endémique



Crédit photo : Samuel Clauzier

Il a fallu près de deux mois et un mouvement social historique contre une réforme des retraites imposée à marche forcée pour que le pouvoir dévoile sa véritable nature. Avec le rejet de la motion de censure présentée contre le gouvernement d’E. Borne ce lundi, la mobilisation se radicalise : en réaction, l’exécutif s’enfonce dans un déchaînement répressif jamais vu depuis les Gilets Jaunes

Une grenade lancée par un policier explose sur la tête d’un manifestant. Des CRS qui matraquent des jeunes sans défense dans un Domino’s Pizza, à huis clos. Un SDF balayé par les forces de l’ordre en se faisant traiter de « sac à merde ». Un membre de la BRAV-M (brigade de répression de l’action violente) qui assène un coup de poing avec ses gants coqués à un homme qui tombe au sol, inconscient. Des gendarmes qui défoncent la porte d’un campus occupé par les étudiants. Des policiers à moto qui interpellent un manifestant en lui roulant littéralement dessus. Un marin-pêcheur de 22 ans menotté, le visage en sang et le nez cassé. Un déluge de vidéos déferle sur les réseaux sociaux depuis le début de cette semaine, faisant état d’une violence policière généralisée à l’échelle nationale.

À Montpellier comme dans le reste du pays, la police n’est pas en reste : un point d’orgue atteint lors la soirée du 23 mars, avec la nasse de plusieurs dizaines de manifestants dans une ruelle proche du parc du Peyrou. Il est 21 h 30 quand une partie de la manifestation se retrouve coincée entre un cordon de policiers en civil et une compagnie de CRS. Les fonctionnaires de la BAC narguent les manifestants, le cortège s’avance ; deux grenades explosent dont une de désencerclement. La foule rebrousse immédiatement chemin pour échapper aux gaz lacrymogènes : une partie est alors pris au piège par les forces de l’ordre dans une ruelle sombre.

Un jeune homme est violenté par un policier entre une voiture et un horodateur : impossible de filmer correctement à cause du manque de lumière, mais l’enregistrement sonore témoigne des coups portés et des hurlements de la victime. Les quelques journalistes présents sont rapidement écartés de la scène et repoussés plusieurs dizaines de mètres plus loin. À ce moment-là, un manifestant qui sortait de la nasse est à nouveau fouillé, puis pris en photographie à même le trottoir par un fonctionnaire de la BAC. Nous avons pu recueillir son témoignage.

« Fait gaffe à toi, si…

La suite est à lire sur: lepoing.net
Auteur: jules

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