Montpellier : expulsées onze jours avant la trêve hivernale, une mère et ses trois filles à la rue

Jeudi 22 octobre, une quinzaine de personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville de Montpellier à l’appel du collectif Un Toit Un Avenir. (« Le Poing »)

Jeudi 22 octobre, une quinzaine de personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville de Montpellier à l’appel du collectif Un Toit Un Avenir. La veille, une mère en situation de handicap et ses trois filles ont été expulsées de leur logement par la police, sans solution d’hébergement. Deux autres familles attendent leur tour

« Hier, une famille de quatre femmes a été expulsée par la police. Nous sommes ici avec deux autres familles elles aussi menacées d’expulsion. Nous dénonçons le fait que des enfants dorment à la rue. » Joséphine est membre du collectif citoyen contre le sans-abrisme, né à Montpellier au début de l’année. Ce jeudi soir à 18 heures, elle fait partie de la quinzaine de personnes réunies devant l’hôtel de ville.

Prioritaire, mais à la rue

La famille expulsée, c’est celle de Saïda, mère isolée en situation de handicap, dont France 3 Occitanie a recueilli le témoignage quelques jours avant l’intervention policière. Deux de ses filles sont au lycée, en seconde et en terminale. La troisième est étudiante. « Comment elles vont faire leurs devoirs si on est à la rue ? », demandait-elle à nos confrères.

Comme le Poing le rapportait le 16 octobre, la famille occupait depuis dix-neuf ans un logement du parc privé. Une décision d’expulsion a été prononcée en 2025 pour des troubles de voisinage que le collectif attribue au père, parti depuis. Elle demande un logement social depuis janvier 2020. En mai, elle a été reconnue prioritaire au titre du droit à l’hébergement opposable (Daho). Ce recours, créé par la loi Dalo de 2007, oblige le préfet à proposer une place d’hébergement aux ménages reconnus prioritaires par la commission de médiation, dans un délai de…

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Auteur: Elian Barascud