Quelques dizaines de personnes se sont réunies devant le tribunal de Montpellier pour commémorer la mort de Marie-Pierre, tuée par son compagnon le 20 février dernier. (Photo de Léa S./Le Poing)
Quelques dizaines de personnes se sont réunies ce jeudi 20 février à l’appel du collectif féministe des “tricoteuses hystériques” pour commémorer la mort de Marie-Pierre, tuée l’an dernier par son ex-époux alors qu’ils sortaient du tribunal après avoir procédé à la liquidation de leurs bien en commun
C’était il y a un an tout pile. Le 20 février 2020, Marie-Pierre, 66 ans, était tuée par son ex-époux devant le tribunal de Montpellier, alors qu’ils sortaient d’une audience qui marquait la fin de leur vie en commun. Ce dernier s’était suicidé juste après. Et comme à son habitude, la presse dominante avait gerbé son traitement médiatique ordurier dont elle est spécialiste dans ce genre d’affaires. Dès le lendemain, Midi Libre enterrait la décence en même temps que la victime, en nous servant l’habituelle soupe du “oui, mais c’était un bon voisin, gentil, chaleureux, avenant, serviable, on ne comprend pas…”. Au Parisien, on allait jusqu’à sous-entendre que la liquidation des biens en commun du couple serait à elle seule responsable de ce féminicide, jouant ainsi implicitement sur le poncif de la femme vénale et intéressée.
Alors, un an plus tard, quand un collectif féministe nommée “les tricoteuses hystériques” décide de rendre un “femmage” (féminisation du mot hommage) à Marie-Pierre en présence d’avocats et de membres du barreau de Montpellier, aux premières loges quand le crime a eu lieu, l’ambiance est tout autant à l’émotion qu’à l’analyse politique, systémique, du phénomène.
Car Marie-Pierre fait partie des 137 femmes tuées par leur conjoint ou ex conjoint en 2024. En 2025, déjà 8 féminicides ont été recensés en France. C’est…
Auteur: Elian Barascud

