Montpellier : la police armée de fusils d’assaut face aux lycéens

L’Observatoire des Libertés de Montpellier (OLM), présent sur les blocages des lycées Monnet et Mermoz le lundi 12 octobre, signale le port par les forces de l’ordre de fusils d’assaut. (DR)

L’Observatoire des Libertés de Montpellier (OLM), présent sur les blocages des lycées Monnet et Mermoz le lundi 12 octobre, signale le port par les forces de l’ordre de fusils d’assaut et dénonce “L’absence de port systématique de RIO”

Après avoir relevé l’usage de la police municipale de Montpellier dans les dispositifs de maintien de l’ordre lors des mobilisations lycéennes (voir notre enquête), l’Observatoire des Libertés de Montpellier (OLM) lance une nouvelle alerte : ce lundi 12 octobre, ses observateurs, présents aux abords des lycées Monnet et Mermoz, ont observé le port par des forces de l’ordre de fusils d’assaut. L’Observatoire “s’étonne de la présence de fusils d’assaut au abords des lycées et interroge la proportionnalité de l’armement déployé face aux lycen.nes”. Les observateurs dénoncent également “l’absence de port systématique de RIO” par les agents présents sur place.

Le RIO, un numéro qu’on cherche encore

Le RIO, pour “référentiel des identités et de l’organisation”, est un numéro à sept chiffres que policiers et gendarmes doivent porter de façon visible sur leur uniforme depuis le 1er janvier 2014. Le code de la sécurité intérieure (article R. 434-15) n’admet d’exception que pour certains services ou certaines missions particulières. Le maintien de l’ordre n’en fait pas partie, et le ministère affirme même avoir fait apposer le matricule à l’avant des gilets pour ces opérations. Sur le terrain, pourtant, le numéro manque souvent, disparaît sous un équipement ou reste illisible au-delà de deux mètres. Saisi par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et d’autres organisations, le Conseil d’État a…

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Auteur: Elian Barascud