Les prochaines séances publiques de discussion sur la proposition de loi Garot sont prévues le 6 et 7 mai à l’Assemblée Nationale. (« Le Poing »)
Ce 29 avril, étudiants, internes et médecins étaient rassemblés pour montrer leur mécontentement face à la proposition de loi transpartisane Garot. Près d’un millier de manifestants ont déambulé dans les rues, une mobilisation intergénérationnelle pour dénoncer l’atteinte à la liberté d’installation des médecins
Le slogan “Non, non, non à la coercition”, résonnait dans les rues de Montpellier ce mardi 29 avril. A 14h, sur le parvis de la Faculté de Médecine, une foule de près d’un millier de blouses blanches s’est rassemblée pour contester la proposition de loi transpartisane Garot. En débat dans l’hémicycle depuis quelques semaines, cette loi a pour but de lutter contre les déserts médicaux. Elle prévoit notamment que dans les zones les plus denses en médecin, les praticiens devront attendre un départ à la retraite d’un confrère pour pouvoir s’installer. L’article de la proposition de loi Garot imposant cette régulation a été voté par 155 voix contre 85 à l’Assemblée nationale, le 3 avril, mais l’examen du texte n’est pas terminé et reprendra la semaine prochaine.
Les jeunes de la profession dénoncent cette atteinte à la liberté d’installation des médecins : “On fait des études difficiles pendant plusieurs années. Qu’est-ce qu’on fait de notre vie de famille, de notre conjoint ?” , raconte Alex, interne en chirurgie viscérale. Sa collègue Anaïs, dans ce même cursus, ajoute : “On veut nous obliger à s’installer dans un endroit où on n’a pas forcément envie d’aller, c’est pour ça principalement qu’on fait grève.” Les profs de notre lectorat, affecté par l’État après leur concours, apprécieront…
“Un problème de pénurie avant tout”
Pour Quentin, interne en médecine ORL…
Auteur: Jean-Luc Uedre

