Au lycée Pompidou, déjà mobilisé mardi, c’est le deuxième blocus en trente ans d’histoire de l’établissement, selon Louis, un élève. (DR)
Ce jeudi 1er octobre, plusieurs lycées montpelliérains étaient bloqués par leurs élèves. L’université Paul-Valéry était elle aussi bloquée. Au moins deux personnes ont été interpellées par la police
8 heures, devant le lycée Joffre. Il tombe une pluie fine, ce qui n’empêche pas une centaine d’élèves d’empiler des grilles devant l’entrée pour la deuxième fois de la semaine, après une première journée de mobilisation ce mardi 29 septembre, fortement réprimée par la police. Chloé, lycéenne, explique pourquoi elle est là : « Nous avons besoin de plus de moyens dans nos lycées. Nous, à Joffre, on sait qu’on est privilégiés, mais on est solidaires des élèves de Saint-Denis ou d’autres quartiers plus populaires. Il faut que les mêmes moyens soient attribués à tous. On n’a pas le droit de vote, donc le blocage, c’est le seul moyen de se faire entendre. » Elle évoque également un bâtiment mal isolé, « intenable » en période de canicule, et réclame un plan de rénovation thermique.
« On a souffert de la chaleur, on va souffrir du froid »
Au lycée Pompidou, déjà mobilisé mardi, c’est le deuxième blocus en trente ans d’histoire de l’établissement, selon Louis, un élève. Lui aussi décrit des locaux inadaptés au changement climatique : « On a beaucoup souffert de la chaleur, et on va souffrir du froid. »
Il détaille aussi le rythme imposé aux élèves : « Il y a trop de pression avec Parcoursup, il faut trouver une alternative. Nos emplois du temps sont trop chargés, on n’a qu’une heure pour manger le midi. » Les élèves réclament aussi la revalorisation du salaire des accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH), « pas assez nombreuses et sous-payées » d’après…
Auteur: Elian Barascud
