Un rassemblement de soutien au peuple vénézuélien a rassemblé environ 200 personnes à Montpellier le 3 janvier. (« Le Poing »)
Une vingtaine d’organisations, partis et syndicats du mouvement social montpelliérain appelle à une manifestation unitaire le samedi 10 janvier à 15 heures au départ d’Albert-Premier pour dénoncer l’agression américaine au Venezuela, après l’enlèvement du président Maduro par les États-Unis le 3 janvier
“Construire une mobilisation large et unitaire pour se tenir aux côtés du peuple vénézuélien”. Tel est le mot d’ordre de ce début d’année pour une large partie du mouvement social montpelliérain. Après un premier rassemblement spontané sur la place de la Comédie le 3 janvier, jour du kidnapping du président Vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, une vingtaine de partis, organisations et syndicats* appelle à une manifestation le samedi 10 janvier à 15 heures au départ d’Albert-Premier pour dénoncer “l’impérialisme américain” et demander le retrait des troupes États-uniennes du pays.
“Logique de la force”
Réunie en conférence de presse ce jeudi 8 janvier, une partie des signataires de l’appel à manifester insiste sur “la menace que cette attaque fait peser sur l’équilibre mondial”, tout en dénonçant “la centaine de morts” que l’opération d’enlèvement de Maduro a causé. “On bascule dans une logique de la force, où les États-Unis deviennent un prédateur mondial. L’enjeu est clair : les réserves de pétrole du Venezuela”, tranche Francis Viguié, représentant du local associatif la Carmagnole, qui s’interroge : “De quel droit les USA peuvent juger Maduro dans un tribunal ? Ils n’ont aucune légitimité.” “Ils l’accusent de trafic de drogues, mais ce sont les États-Unis qui sont responsables de la crise des opiacés”, renchérit Alban Desoutter, membre de l’association la Libre Pensée,…
Auteur: Elian Barascud

