José-Luis Moraguès, militant de BDS, était convoqué au tribunal pour diffamation le jeudi 5 septembre. Son procès a été renvoyé. (« Le Poing »)
Le militant de la cause palestinienne faisait l’objet d’une plainte en diffamation de la part du sénateur PS Hussein Bourgi et de la présidente de la Région Occitanie Carole Delga pour une pancarte où leurs têtes, ainsi que celles d’autres élus étaient affichées avec la mention “complices d’Israël”. De nouveaux éléments ayant été rajoutés au dossier, son procès, déjà renvoyé une fois, est reporté au 5 décembre
Et rebelote. Après un premier renvoi de son procès en juin, José-Luis Moraguès, figure local du mouvement de soutien à la Palestine BDS, a de nouveau fait l’objet d’un rassemblement de soutien devant le tribunal d’instance de Montpellier, ce jeudi 5 septembre. Une vingtaine de personnes étaient présentes pour soutenir le militant, convoqué pour des plaintes en diffamation du sénateur Héraultais Hussein Bourgui et de la présidente de Région Carole Delga.
Lui est reproché, la diffusion sur les réseaux sociaux d’une affiche où les visages des élus sont affichés avec la mention “complices d’Israël” et du mot”génocide” écrit en gros. Une dénonciation “politique” pour le militant de BDS, qui accuse le sénateur d’apporter son soutien à “la journée de Jérusalem, capitale une et indivisible du peuple juif” (une revendication alignée sur des intégristes israéliens et contraire au droit international, reprise par un certain Donald Trump en 2017.) qui a lieu chaque année à Montpellier, et le silence des exécutifs socialistes sur la situation à Gaza.
Mais de nouveaux éléments sont venus s’ajouter au dossier : le fait que le sénateur Hussein Bourgui aurait été hué sur la place de la Comédie pendant une action de BDS, et l’affiche décriée aurait été vue collée rue…
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Auteur: Elian Barascud

