En grève à partir de ce 2 septembre à l’appel de la FNME-CGT, les agents du secteur de l’énergie revendiquent des hausses de salaires. A Montpellier, le syndicat annonce également une journée de mobilisation le 10 septembre
Il y a de l’eau dans le gaz entre La CGT Mines-Energie et les directions du secteur. Le syndicat a appelé à la grève à partir du 2 septembre pour demander des hausses de salaires. Ce mardi matin, ce sont plus de 180 sites qui sont mobilisés dans toute la France. A Montpellier, Marc Michel, coordinateur régional Mines-Energie de la CGT précise les raisons de la présence des salariés sur le piquet de grève devant les locaux d’Enedis : “Nous voulons rouvrir les négociations sur la question des salaires. Aujourd’hui, dans le secteur, trois échelons de la grille salariale sont en dessous du SMIC, nous demandons donc une hausse de 9%.” Le syndicat demande aussi la création de deux échelons d’ancienneté pour suivre le décalage de l’âge de départ à la retraite, passé de 60 à 64 ans.
“Entre 2021 et 2024, les salariés du secteur ont perdu 4% de pouvoir d’achat”, embraye Sabrina Guillaud, secrétaire générale la FNME-CGT 34, qui observe une dégradation des conditions de travail dans le secteur. “On constate une augmentation du recours aux intérimaires et à la sous-traitance pour le raccordement au réseau ou les petites interventions, ce qui précarise le secteur”, déplore-t-elle.
Contre la hausse des factures d’électricité
Les salariés mobilisés dénoncent également la hausse des factures d’électricités pour les entreprises et les ménages : depuis le premier août, la TVA appliquée sur l’ensemble des factures d’électricité et de gaz – abonnement et consommation comprise – a été rehaussée à 20 % contre 5,5 % auparavant. “Il faut un…
Auteur: Elian Barascud

