Ce mardi 10 février, les comités sociaux et économiques (CSE) d’une vingtaine d’entreprises du secteur des énergies renouvelables ont manifesté à Montpellier, où la filière représente 4 500 emplois directs, pour dénoncer l’augmentation des licenciements. (« Le Poing »)
Ce mardi 10 février, les comités sociaux et économiques (CSE) d’une vingtaine d’entreprises du secteur des énergies renouvelables ont manifesté à Montpellier, où la filière représente 4 500 emplois directs, pour dénoncer l’augmentation des licenciements. Ils accusent le gouvernement de manquer d’un “cap politique clair” dans sa stratégie de transition énergétique, tandis que le syndicat Sud Energie estime que cette crise met en lumière un modèle économique dépendant de l’État dans lequel les salarié·es servent de variable d’ajustement
Visiblement, les montpelliérains commencent s’habituer à la pluie : elle ne les empêche plus de manifester. Ce mardi 10 février, plusieurs centaines de personnes issues du secteur des énergies de renouvelables se sont réunies devant la préfecture de l’Hérault à l’appel des comités sociaux et économiques (CSE) d’entreprises de la filière, ainsi que devant l’Assemblée Nationale à Paris.
Une feuille de route qui se fait attendre
Et à Montpellier, où le secteur représente 4 500 emplois répartis dans près de 200 entreprises à l’échelle du territoire, l’enjeu est de taille : “Les entreprises licencient de plus en plus à cause de décisions politiques qui tardent à venir”, expose Eric Hoinville, salarié du secteur et syndiqué à l’UNSA. En cause, des reports de l’adoption de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), sorte de feuille de route énergétique de la France, qui aurait dû être validée en 2023, et que Sebastien Lecornu, premier ministre, s’apprête à valider par décret.
“La France a pris beaucoup de retard dans ses…
Auteur: Elian Barascud

