Pour Clément Montigny, délégué syndical du Syndicat des Travailleur.euses du jeu vidéo à Ubisoft Montpellier, « l’histoire du télétravail est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. » (« Le Poing »)
Ce mardi 15 octobre, les salariés du site Montpelliérain d’Ubisoft étaient en grève pour protester notamment contre une décision de la direction sur la question du télé-travail. Ils dénoncent aussi des hausses de salaires insuffisantes au regard de l’inflation, et plus globalement, un manque de dialogue avec la direction
“Les grèves dans le secteur du jeu vidéo, c’est assez nouveau, alors une mobilisation de cette ampleur, c’est historique”, se réjouit Clément Montigny, délégué syndical montpelliérain du STJV (Syndicat des travailleur.euses du jeu vidéo) et développeur chez Ubisoft. Ce mardi 15 octobre, ils sont une quarantaine de salariés à tenir un piquet devant le cube noir qui sert de local à l’entreprise, dans la zone d’activités de Castelnau-le-Lez.
Ils dénoncent le choix de direction de revenir sur un accord sur le télétravail, jusqu’alors fixé à trois jours par semaine, pour le réduire à une journée hebdomadaire. Une décision qui pénaliserait certains salariés, selon les syndicats. Cyril, qui travaille chez Ubisoft depuis cinq ans, en fait partie. “Je vis à Béziers, je suis très sensible à la lumière et au bruit, donc l’open-space est très fatiguant pour moi. Avec le télé-travail je suis tranquille. Là, je vais devoir prendre plus le train, demander à ma compagne de m’emmener plus souvent à la gare le matin, et négocier avec mes collègues pour la luminosité de l’espace de travail.”
Mais comme le précisait Clément Montigny dans nos colonnes la semaine dernière, “Cette histoire de télé-travail est surtout la goutte d’eau qui fait déborder le vase”. Une histoire qui traduit selon lui “une politique générale de manque…
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Auteur: Le Poing

