Le Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) La Boutik reçoit des femmes usagères de drogues, souvent en situation précaire pour les accompagner et leur fournir du matériel stérile pour leur consommation. (« Le Poing »)
A Montpellier, les 13 salarié·es du Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) La Boutik reçoivent des femmes usagères de drogues*, souvent en situation précaire pour les accompagner et leur fournir du matériel stérile pour leur consommation. Alors qu’une récente pétition demande plus de moyens pour qu’ils puissent intervenir dans le quartier de Figuerolles, ceux-ci font part de baisses de dotations de l’ARS et d’un climat de prohibition qui les empêche d’effectuer correctement leur mission
« Support, don’t punish » (soutenez, ne punissez pas). Telle est le nom d’une campagne internationale pour la décriminalisation de l’usage des produits stupéfiants, qui orne la vitrine de la Boutik, un Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues, situé dans le quartier Gambetta, à Montpellier. Les treize salariés du lieu accueillent des femmes usagères de drogue, souvent dans une extrême précarité, et les aident à réduire les risques liés à leurs consommations en prodiguant conseils et matériel stérile afin d’éviter les éventuelles transmissions de maladies provoquées par le partage des seringues ou des pipes, sans pour autant les forcer à l’abstinence ou à l’arrêt total.
Un tout-répressif délétère
« Tous les pays voisins s’engagent vers la dépénalisation de l’usage des stupéfiants, avec des résultats probants en termes de santé publique, avec des diminutions drastiques des transmissions de VIH par exemple… » constate Simon, éducateur au sein de la structure. Le Portugal est souvent…
Auteur: Elian Barascud

