Montpellier : les pros de la petite enfance mobilisées pour la reconnaissance de leur travail



Rassemblement des professionnelles de la petite enfance devant l’Hôtel de Ville de Montpellier ce jeudi 6 octobre.

Comme partout en France, les professionnelles de la petite enfance de Montpellier sont en grève ce jeudi 6 octobre. De nombreux établissements de la ville sont impactés par le mouvement, et un rassemblement a eu lieu devant l’Hôtel de Ville dans la mâtinée.

Le mouvement, national, est appuyé sur les préavis de grève déposés par la CGT, SUD, le SNUTER-FSU, la FNAS FO et la CFDT, et est porté par le collectif Pas de bébés à la consigne, qui revendique dans son appel à la grève l’ouverture de places supplémentaires dans les centres de formation, la revalorisation des salaires, l’amélioration des conditions de travail. Mais ce qui remet le feu aux poudres, après de nombreuses mobilisations en 2020 et 2021, c’est la publication le 29 juillet d’un arrêté autorisant les établissements qui connaissent des difficultés de recrutement à embaucher des personnes du secteur sanitaire, médico-social et éducatif n’ayant pas nécessairement d’expérience auprès des jeunes enfants et surtout pas les diplômes requis pour travailler en crèche, qui bénéficieront seulement de 120 heures d’accompagnement dans l’emploi, assurées par des collègues déjà débordées. Qu’il s’agisse des éducatrices de jeunes enfants ou des auxiliaires puéricultrices, la pénurie de personnel se fait effectivement sentir dans les crèches, associatives comme municipales.

Les précédentes mobilisations en mars et mai 2019, en janvier 2020, puis en février 2021, à la fin du mois de mars 2021, et en juin de la même année, n’avaient pas réussi à empêcher la réforme des modes d’accueil dans les crèches, portée par Adrien Taquet, entrée en vigueur en septembre 2021.

Laquelle a notamment permis de réduire le taux d’encadrement professionnel des enfants, de diminuer la surface d’accueil par enfant et de déqualifier les personnels en autorisant l’administration de médicaments par du personnel non qualifié, et en faisant passer les ratios diplômés/qualifiés au sein du même établissement à 40%/60%.

Les grévistes dénoncent donc une même logique poussée toujours plus loin, au détriment à la fois de la reconnaissance de la pénibilité du métier (ports de charges répétitifs avec des enfants de plus de dix kilos, nuisances sonores, risques psychosociaux), des salaires, lesquels n’ont augmenté que de 0,54% entre le 1er janvier 2020 et le 1er…

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Auteur: Le Poing

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