Samedi 30 mai, le collectif anti militariste « Maudite soit la guerre » a renommé plusieurs rue du quartier Figuerolles, où de nombreuses plaques portent le nom de généraux.
Dès 17h30 ce samedi 30 mai, quelques dizaines de membres du collectif anti-militariste « Maudite soit la guerre » se retrouvaient à Plan Cabanes. Colle, bâton, mais aussi chants pacifistes : le petit groupe partait pour rebaptiser certaines des rues du quartier Figuerolles à la dénomination jugée trop « va-t-en-guerre ». Objectif : dénoncer la militarisation croissante de la société.
« Les guerres impérialistes reprennent en Iran et au Moyen-Orient alors qu’elles n’en finissent toujours pas au Soudan, en Ukraine, en Palestine et ailleurs. […] Ceux qui déclenchent ces guerres montrent ouvertement leurs intérêts : conquérir des territoires, piller des ressources, assoir une domination. Et aussi : détourner l’attention des problèmes intérieurs, vendre des armes. », expliquait un tract distribué lors de l’évènement. Avant de constater le rôle de la France, quand celle-ci reste classée deuxième pays exportateur d’armes par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) : « Les voitures ne se vendent plus, on va faire des drones d’attaque (Renault), mettre son réseau au service de la détection antidrone ‘pour se renforcer dans le secteur de la défense’, ou bien se reconvertir dans la fabrication d’obus (fonderie de Bretagne). Sans compter toutes ces entreprises qui fabriquent des composantes d’armes (comme ST-Micro). Pour Dassault et consorts, le marché est porteur. »
La rue des soldats a été renommée rue des refuzniks, en hommage aux objecteurs-trices de conscience israélien-nes qui refusent de servir dans les territoires palestiniens occupés. La rue du général Maurin, qui a servi dans l’armée de l’air pendant les guerres coloniales, et qui s’est notamment…
Auteur: Julien Servent

