Ce jeudi 16 janvier, les salariés des principales associations du social et medico-social étaient reunis devant le Conseil Départemental à l’appel de la CGT pour demander des hausses de salaires, le maintien du Ségur et l’arrêt d’un management jugé brutal dans certaines structures.
Il est midi moins le quart quand des syndicalistes de la CGT commencent à fixer des drapeaux rouges aux grilles du Conseil Départemental de l’Hérault. Parmi eux, Sophie Vidal, déléguée syndicale CGT et élue à la commission exécutive de l’union départementale CGT action sociale, explique : “On a choisi cette date, car c’est aujourd’hui que mon employeur, l’UNAPEI 34 [lNDLR : la plus grosse association du secteur dans l’Hérault avec 800 salariés] organise un grand événement cet apres-midi au Corum pour présenter son action, avec présence obligatoire des salariés. Ça va coûter un bras…” Un événement où les syndicalistes doivent se rendre pour manifester leur mécontentement devant les portes de la salle.
La monitrice-éducatrice de l’Unapei dénonce une “maltraitance” et un “management brutal” dans certains services de la structure : “les licenciements s’enchaînent, et il y a un turn-over énorme, qui s’élève à 50% des effectifs dans certains services.”
Autre grief fait à son employeur, une augmentation de 600 points (soit un peu plus de 2200 euros par mois) pour le directeur général de la structure, alors que dans le même temps, le salaire des employés n’augmentent pas. “Depuis le 1er janvier, on ne touche plus les primes Segur obtenues en juin dernier car l’État ne les finance plus”. Une conséquence selon elle d’un “chantage” des organisations patronales, en pleines négociations sur la convention collective du secteur. “On doit la signer par bloc, et là c’est bloqué, car on nous demande de signer une convention au rabais en échange du maintien du Segur”, peste la syndicaliste.
Auteur: Elian Barascud

