Le 9 janvier, la CGT du CHU de Montpellier a réalisé un signalement pour « danger grave et imminent » à la direction en raison d’une saturation des urgences. (« Le Poing »)
Face aux manque de moyens à l’hôpital conduisant à une surcharge, renforcée par l’actuelle épidémie de grippe, la CGT du CHU de Montpellier a réalisé un signalement pour danger grave et imminent. Ses militants et ceux de Force Ouvrière ont appelé à un rassemblement devant l’établissement ce mardi 14 janvier en vue d’une rencontre avec la direction pour demander, entre autres, des réouvertures de lits
“Il n’y a pas assez de brancards, on soigne à même le sol, on a l’impression de faire de la médecine de guerre. On est épuisé. On n’est pas respecté, et on a l’impression de ne pas respecter nos patients.” Ces mots, ce sont ceux de Nathalie, une infirmière des urgences du CHU de Montpellier. Avec quelques unes de ses collègues, elle est venue ce mardi 14 janvier au rassemblement organisé par la CGT et Force Ouvrière en vue d’une rencontre avec la direction de l’établissement. “On alerte chaque année depuis le Covid sur le fait qu’on a une surcharge de patients au moment de l’épidémie de grippe, mais rien n’a été fait”, poursuit-elle. “On attend que les cliniques prennent un peu le relai, au lieu de ça, leurs patients finissent chez nous car ils ne sont pas assez rentables pour elles. Ici, nous n’avons pas assez de lits d’aval [des lits détachés, par exemple pour gérer des épidémies, ndlr], on n’arrive pas à hospitaliser tout le monde, on est obligé de renvoyer les gens chez eux plus tôt, du coup, ils reviennent…”
La semaine dernière, en réaction à cette situation, les agents ont saisi la CGT afin de réaliser un signalement pour danger grave et imminent. Un signalement qui n’aurait pas été entendu par la direction, selon Pierre Renard, délégué CGT du CHU : “Hier, on a…
Auteur: Elian Barascud

