Ce lundi 2 novembre, au lycée Clémenceau, une banderole « lycée en colère » flotte devant l’entrée, alors qu’une soixantaine de lycéens s’amassent devant l’établissement, refusant de reprendre les cours. (DR)
Ce lundi 2 novembre, des lycéens ont tenté de bloquer plusieurs établissements montpelliérains pour continuer le mouvement lancé début octobre. La police est intervenue à Jules-Guesde. Du côté des facs, des assemblées générales sont prévues dans la journée pour déterminer les suites de la mobilisation
Les vacances scolaires et les annonces du gouvernement n’ont visiblement pas éteint la colère lycéenne. Andréa, lycéenne à Clemenceau, l’annonçait dès vendredi 30 octobre, lors d’une conférence de presse des syndicats FO de l’éducation : « On compte bien se mobiliser à la rentrée, même si on ne sait pas encore sous quelle forme. En tout cas, nous serons là le 5 novembre. »
Lundi 26 octobre, le gouvernement de Sébastien Lecornu a pourtant sorti son plan pour calmer les lycées : classes de seconde plafonnées à 28 élèves dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, puis dans tous les lycées publics en 2028, 500 postes d’enseignants et 500 postes de psychologues, infirmiers et assistants sociaux, et la fin annoncée de Parcoursup. Mercredi 29, Emmanuel Macron, invité d’HugoDécrypte, a appelé les jeunes à lever les blocus et à retourner en cours lundi.
Andréa n’est pas convaincue.« Les mesures qu’on a obtenues sont dérisoires et inadmissibles. Quand Emmanuel Macron a parlé à la télé, on l’a pris comme un affront : il veut calmer le mouvement, pas améliorer nos conditions d’études. On a des classes à 38 degrés, pas assez de chaises ni de tables pour tout le monde. On nous parle de 28 élèves maximum en seconde, d’accord, mais en première et en terminale, on fait comment ? »
Ce lundi 2 novembre, plusieurs établissements…
Auteur: Elian Barascud
