Projection d’un film des Ziconofages sur le combat d’habitants de la tour d’Assas au sein de ladite tour. (Crédit : les Ziconofages)
Depuis 2001, l’association les Ziconophages travaille sur le lien qui unit les gens et leur territoire en les faisant créer des films pour améliorer leurs conditions de vie, à la campagne ou dans les quartiers populaires de Montpellier
Assis dans un fauteuil de la Tendresse, coopérative culturelle qui héberge le bureau des Ziconofages, Pascal Biston, le coordinateur de l’association, plonge ses yeux bleus dans le vague pour se rappeler de sa genèse : “L’association s’est créée pour donner la parole aux gens ordinaires en se penchant sur ce qui les lie à leur territoire. En 2001, je faisais de la photo, en milieu rural, j’enregistrais mes rencontres avec les gens et les photos étaient accompagnées par des textes.”
Au début, Pascal est accompagné par une journaliste, et travaille sur le milieu rural dans le pays de l’Orb, au nord de l’Hérault. Puis vient l’idée de stages vidéo avec des jeunes des quartiers populaires. De là, Pascal, enseignant à mi-temps, commence à travailler avec des habitants de quartiers populaires sur le thème des discriminations et du logement, et à documenter la vie des communautés Tsiganes de l’Hérault.
“On voit le film comme un outil participatif pour que les gens prennent confiance en eux, défendent une parole et construisent un support pour la valoriser afin de provoquer du débat et du changement dans leurs conditions de vie. Faire gagner les gens en autonomie pour ne plus qu’ils subissent les images”, explique Pascal. La construction des films se fait donc par séance d’ateliers, où les habitants sont devant et derrière la caméra, choisissent les plans à garder et construisent la trame avec l’association. “Après, ça dépend des publics”, précise le coordinateur.
Documenter les…
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Auteur: Elian Barascud
